Dans le silence des sommets enneigés de l'Atlas, le tintement du verre et de la théière annonce une pause bienvenue. Ici, l'invité est sacré et le thé est le premier pont jeté entre deux cultures. On s'assoit sur des tapis colorés, on laisse la vapeur s'échapper et on observe le geste précis du patriarche qui verse le breuvage de haut pour créer une mousse légère.
La patience comme ingrédient principal
Préparer un bon thé à la menthe demande du temps. Il faut rincer le thé vert, infuser les feuilles de menthe fraîchement cueillies et doser le sucre avec générosité. Cette attente fait partie intégrante du plaisir, forçant le voyageur pressé à se caler sur le rythme lent de la montagne et à engager la conversation.
Une symphonie de saveurs végétales
Au-delà de la menthe, chaque famille ajoute sa touche personnelle : une pointe d'absinthe en hiver, quelques fleurs d'oranger ou du safran des plateaux voisins. Chaque gorgée est une explosion de fraîcheur et de chaleur qui raconte la richesse botanique des vallées irriguées par les sources antiques.
